Artistes Valery Koshlyakov | : Empire de la Culture Projets | Biographie | Bibliographie | Presse

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Monuments répétés

Si on parlait du progrès (qui n’existe pas dans l’art), le nouvel artiste devrait s’appuyer sur des classiques de l’avant-garde ou de l’art contemporain tout court. Mais ici, dans cette cathédrale, le projet actuel ne présente pas des acquis du XXème siècle: pas de l’expression de soi, ni de la recherche du langage personnel. Il n’y a pas non plus de peinture, sauf des traces de peinture sur des matériaux.

On y voit plutôt une tentative d’étudier les impressions que laissent des monuments et les salles du Louvre, qui fascinent notre regard par l’inaccessible maîtrise, par le force de l’expressivité. La qualité importante de cette étude est, peut-être, « L’ EFFORT » : moi , un homme de la Renaissance saisissant une potentialité offerte aux êtres humains. Ce qui est important aussi c’est le choix du format, cassant le cadre du tableau, s’approche de l’original en obtenant une image précise, reconnaissable et pas du tout ludique.

Quant à la forme d’expression, on pourrait la comparer à un opéra classique qui s’adresse constamment au passé immobile afin d’exprimer ses sentiments et impressions, à cet opéra qui interprète des œuvres d’autrui comme si elles étaient ses propres œuvres, bien intime.

En prenant en compte le contexte religieux de cette salle, l’exposition est appelée à renforcer ce sentiment. Traditionnellement on décorait les cathédrales avec l’histoire de l’humanité, des scènes issues de la Bible. Et si on continue cette tradition, à une différence près qu-il ne s’agit pas d’un être humain mais de ses œuvres, considérées comme les meilleures de celles qui nous restent, alors on pourrait parler « d’enfants revenus à la maison ».
 

Vue d'exposition, 'Empire de la Culture'. Chapelle Saint Louis de la Salpetrière, Paris, 2004