Annouchka Brochet Marina Chernikova Valery Chtak Exposition de Groupe Dubossarsky - Vinogradov Alla Esipovich Laszlo Fehér Dasha Fursey Georgy Gurianov Valery Koshlyakov Vlada Krassilnikova Andrei Molodkin Ivan Plusch Aidan Salakhova Arsen Savadov Sergei Serp Yuri Shabelnikov Stephen J. Shanabrook Sergey Shekhovtsov Rupert Shrive Olga Tobreluts Evgeny Yufit |
 |
Le « Requiem à la volonté » de Yuri Shabelnikov est un monument élevé au Romantisme contemporain, un Romantisme teinté de totalitarisme.
Aujourd’hui, il est en effet entendu que l’art de toute société totalitaire présente un lien évident de parenté, un lien quasi-génétique, que ce soit dans le domaine architectural ou pictural. Pour être plus précis, ce monument exprime les variations d’un courant artistique sous-jacent que l’on pourrait identifier et définir comme une sorte de post-romantisme contemporain.
Dans ces réalisations, cette composante romantique se voit cependant, hypertrophiée, parfois jusqu’à la parodie. Cet acharnement, cette exhortation, ont bien sûr servi de cible à l’art socialiste et au conceptualisme (dans son contexte russe) lors de la construction par ses acteurs d’une stratégie artistique. La méthode essentielle de cette stratégie est pour mémoire l’ironie et la déconstruction.
Aujourd’hui, l’art socialiste et le conceptualisme sont présents dans les musées du monde entier. La quête de ce post-romantisme s’explique avant tout par un désir de reconstruire l’atmosphère qui entourait les créateurs de cet art.
Lorsqu’on prend connaissance des chroniques ou des films d’art de l’époque, il est difficile de s’imaginer ou de comprendre comment - et pourquoi - ces chimères idéologiques furent si passionnelles. En effet, « le Requiem à la volonté », œuvre dans laquelle la commisération et la miséricorde priment sur l’ironie et le scepticisme, est une tentative contemporaine de comprendre ces raisons et de les mettre en lumière.
|
|

Sans titre (Lances), 2006. Acrylique sur toile et éléments métalliques, 212 x 175 cm
|  |