Artistes Sergey Shekhovtsov | : Zoo Projets | Biographie | Bibliographie | Presse

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Sergey Shekhovtsov est l’artiste le plus représentatif du Pop Art russe. "Porolon", son pseudonyme, désigne en russe cette mousse légère, bon marché, qu’il a choisie pour réaliser ses oeuvres. La souplesse et la familiarité de la matière s’accordent très bien avec l’ironie dont il fait preuve dans la découpe de ses sculptures. Sa pratique antérieure du graffiti se remarque dans l’emploi des couleurs vives qui mettent en valeur sa ciselure expressive. C’est une attaque à l’acide spongieux contre les icônes du marché de l’art (Pierre Cornette de Saint-Cyr) ou de la mode (Karl Lagerfeld). Ainsi, ses modèles apparaissent plus vulnérables, ridicules parfois. Au-delà de cette critique amusante, Sergey renouvelle le discours du Pop Art américain et européen, tout en expérimentant son imagination et celle des spectateurs, au cœur d’un matériau pauvre, révélateur de notre société de consommation.

Peintre de formation, Sergey Shekhovtsov se consacre à la sculpture depuis huit ans. Régulièrement exposé en Europe et en Russie, il a représenté son pays lors de la 26e Biennale de São Paolo (Brésil) en 2004. Récemment, il a participé à l’exposition "Pop Art" de la Galerie nationale Tretiakov de Moscou, considérée comme le meilleur événement artistique de l’année 2005 en Russie.

"De l’animal ou de l’homme, lequel est le plus humain ? " : c’est la question que nous pose Sergey dans son nouveau projet "Zoo". Avec ses sculptures en mousse, il crée en miniature des mises en scène de notre réalité quotidienne, présentant cette fois-ci nos rapports avec les animaux. Dans un zoo, une fillette pointe du doigt un singe apeuré dans le coin d’une cage imaginaire. L’enfant se plaint à ses parents que l’animal lui a volé son jouet. Pourtant c’est elle qui apparaît comme l’agresseur, un fusil en plastique à la main, face au captif replié sur lui-même. Par cette simple scénette, l’artiste nous montre les similarités entre l’homme et l’animal, à travers leurs émotions et leurs attitudes, où l’un se fait le miroir de l’autre et vice-versa. Comme dans ses œuvres précédentes "Pigeons" et "Cinéma", il souligne « l’interaction entre la réalité et le fictif, entre celui qui regarde et celui qui est regardé ».

 

Crocodile, 2006. Sculpture en mousse et peinture acrylique, 35 x 130 x 50 cm